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Affichage des articles du mai, 2026

L'ARCHIPEL DES COMORES, AU CŒUR DE L'OCÉAN INDIEN, SE RETROUVE AUJOURD'HUI AU CENTRE D'UNE RIVALITÉ GÉOPOLITIQUE SILENCIEUSE MAIS INTENSE

   À la croisée des routes maritimes vitales qui relient l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie, ces îles sont bien plus qu'un simple point sur une carte. Alors que les grandes puissances, mais aussi les acteurs régionaux, cherchent à sécuriser leurs approvisionnements énergétiques et à contrôler les voies commerciales, les Comores représentent un atout stratégique de premier ordre. Cette position attire naturellement les regards, notamment vers les promesses (encore largement inexploitées ) des hydrocarbures au large de ses côtes.    Cette attention se traduit par une multiplication d'accords, souvent négociés dans l'ombre, entre gouvernements et multinationales. Dans un pays où la gouvernance reste fragile, ces partenariats peuvent rapidement tourner à l'avantage du plus fort, menaçant la souveraineté économique réelle des Comores.   L'« or noir » potentiel de la zone cristallise ainsi un dilemme profond : une manne pour le développement, ou un piège menant...

LA DISPERSION DES ARCHIVES COMORIENNES, UNE HISTOIRE DE CASSE-TÊTE POUR LES PASSIONNÉS ET PRATICIENS QUI FRAGILISE LA CRÉDIBILITÉ DU PAYS ?

   La dispersion des archives comoriennes à travers le monde est un vrai casse-tête pour les chercheurs qui tentent de reconstituer l'histoire de l'archipel. Une grande partie des documents produits pendant la période coloniale ne se trouve plus sur le territoire national. On les retrouve surtout aux Archives nationales d'outre-mer et aux Archives nationales françaises, mais aussi, de façon plus éparpillée, au Royaume-Uni, au Portugal, en Tanzanie (notamment à Zanzibar) ou encore à Madagascar. Personne n'a vraiment de chiffres officiels précis, mais les estimations parlent de l'équivalent de 2 à 5 kilomètres linéaires d'archives. C'est dire à quel point la mémoire administrative, politique et sociale des Comores s'est retrouvée externalisée.    Cette situation n'a rien d'un hasard. Elle découle directement de la logique des systèmes coloniaux, qui centralisaient tous les documents dans les métropoles et les grands centres administratifs régionaux...